19/07/2008

Lydia


Lydia envoyée spéciale de la « Stiftung des deutschen Volkes » dans notre académie d’été, possède un parcours universitaire relativement atypique. En effet, elle débute des études de chimie, de latin et de grec à Freiburg i. B. Elle abandonnera par la suite la chimie pour étudier la linguistique indo-européenne, avant de faire un échange avec la prestigieuse Université de Cambridge. Elle étudie aujourd’hui à Munich, en Bavière. C’est dans ce contexte qu’elle s’intéresse particulièrement à la linguistique, qu’elle décrit comme une science presque comparable à la chimie, puisqu’elle possède ses lois propres, son jargon scientifique et une approche très rationnelle des faits.

Une fois son parcours universitaire achevé, Lydia s’imaginerait plutôt travailler dans le secteur public, par exemple en tant que bibliothécaire ou au sein du ministère de l’éducation et de la recherche, où elle effectuera prochainement un stage.

En arrivant, Lydia voyait la Suisse comme elle est souvent imaginée en Allemagne, à savoir comme un petit paradis économique dans lequel vivent en parfaite harmonie des personnes qui maîtrisent parfaitement les langues nationales. Elle fut donc surprise par la politisation des différences interculturelles et, quelque part, déçue de nos connaissances linguistiques ! Cependant, ce qui la choqua le plus, c’est d’apprendre qu’en Suisse, les femmes ont dû attendre 1971 pour obtenir le droit de vote et 1991 pour obtenir le droit de vote à Appenzell Rhodes intérieures au niveau cantonal et, qui plus est, sur décision du tribunal fédéral !

Lydia décrit cette semaine comme un enrichissement, et peut-être contribuera-t-elle un jour à renforcer la démocratie directe dans son pays.

Maxence

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